19, 20 en 21 Eeuwse Kunst


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Hoof, Jef van Hoof
[2007138]

€950,00

5 van 5 sterren5 van 5 sterren

Jef Van Hoof
1928-1986

Elsene, 1928 - Brussel, 1986

Was een Belgisch kunstschilder, kunsthistoricus en dichter/filosoof

Hij deed studies kunstgeschiedenis maar was ook leerling aan de Ecole nationale supérieure d'Architecture et des Arts Visuels ("Ter Kameren").
Hij had er Jules Lismonde en Frans De Pooter als leraren.

Hij schilderde voornamelijk figuren, stillevens, landschappen, marines en tekende ook karikaturen, later min of meer abstract.

Een zeer gewaardeerd en veelzijdig kunstenaar, met in brede kring vele liefhebbers voor zijn beeldend, gesproken en geschreven werk.

Met werk vertegenwoordigd in vele nationale en internationale collecties van musea, bedrijven, instellingen en particulieren.

Exposeerde in meerdere landen buiten België.

Musea:

Brussel, Kon. Bibliotheek Albert I,

Prentenkabinet Brussel, Verzameling van het Gemeentekrediet (nu Belfius)

Jeruzalem, Eilath Museum

Literatuur:

E. RODITI, Jef Van Hoof, Brussel, 1989.
Le Dictionnaire des Peintres Belges du XIVe siècle à nos jours, Brussel, 1994.

Belgian, 20th century, male.

Born 1928, in Brussels.

Painter, draughtsman. Landscapes.

Van Hoof studied at the school of fine arts in La Cambre in Brussels at the same time as studying at the university for a degree in literature, history of art, archaeology, and ethnography (in which he specialised). He was essentially a landscape painter and violently depicted the psychological climate in an Impressionist style reminiscent of Permeke.

He exhibited in solo exhibitions in Brussels and in many places in Belgium and more country's.

Regard d'un peintre de l'attente, Jef van Hoof, Bruxelles, 1928-1986

14 Septembre 2009

Publié par Elisabeth Poulain

C’est, disons-le d’emblée, un peintre très peu connu en France.

Ce peintre expressionniste flamand l’est évidemment plus en Belgique où il a toujours vécu, sans vouloir d’ailleurs voyager ou voir les autres. Son parcours est étonnant. D’abord très inséré dans la vie culturelle et politique, il décide à 30 ans de se consacrer à la peinture, celle de l’attente. Et c’est peut être cette attente, cette quasi-évanescence, qui marque aussi sa notoriété. Il est à ce point si peu visible, que Wikipedia cite sous ce même nom un homonyme musicien.

Ses territoires de recherche

Jef van Hoof ne s’égarait pas à peindre le joli ou l’anecdotique. Très schématiquement, on peut distinguer chez lui trois espaces,

la campagne, où le paysage tient une grande place avec un tronc d’ arbre modelé par le vent, un cheval de trait qui tire la lourde terre flamande,

l’eau ensuite, celle des fleuves comme l’Escault l’hiver quand la lumière jaune vert mouillée efface les distances et les frontières entre terre et eau,

le bistrot habité par des vieux, figés dans une solitude aussi épaisse qu’un tronc d’arbre mort, face à un verre vide. Ces bistrots sont les derniers endroits de vie .

Les esquisses

Si l’attente était au cœur même de sa démarche de vie, c’était une attente active pendant laquelle il réfléchissait et travaillait beaucoup. Il préparait aussi avec beaucoup de soin ses peintures en gestation.
Jef van Hoof habitait ce temps en exécutant des dessins au fusain avec détermination et rapidité, sans hésitation. Sa recherche est celle du trait juste de l’esquisse ou du croquis d’un homme à la fenêtre, d’un lourd percheron qui laboure dans la plénitude de sa fonction ou d’un chat immobile si présent chez les peintres flamands.

L'attente du déclic

Les choix de Jef van Hoof l'ont conduit à atteindre la plus grande sobriété, avec des personnages sans quasiment de décor, tout comme ses peintures d’eau sans navire ni mouvement.
Ce sont les pigments de la couleur, la recherche de la lumière et le moment qui le guident, sans objet précis au départ.
Il commence, avance et attend que ce qu’il a fait prenne vie et se sépare de lui.

Ces toiles, à l’état de devenir, restaient ainsi parfois pendant des années en attente du déclic de l’avancée. Comme cet homme au café devant son verre, la bouteille et la cruche, avec un cheval sur le mur ou cette bouteille noire haute et droite dont l’équilibre tient en la présence sur les murs d’une esquisse d’un cavalier à la lance.

La polyvalence
Enfant, cet homme si discret avait commencé par le dessin. Comme beaucoup de personnes très douées, il mit du temps à trouver sa voie.
Il fit d’abord des études de médecine, puis des études d’histoire de l’art et d’archéologie.
Il en sortit licencié en philosophie et lettres de l’Université et caricaturiste déjà reconnu par la presse.
Il devient alors réalisateur pour la télévision belge en théâtre, arts plastiques et musique. C’est alors qu’à 30 ans qu’il décida d'arrêter et de se consacrer entièrement à la peinture, pour ne pas se perdre...

Edouard Roditi, Jef van Hoof, Les Editions d’Art Associés, 1989.

Outre ses dessins de jeunesse où les esquisses qui sont remarquables de force et ses peintures que je qualifierai de ‘flamandes hivernales’, l’auteur de cet ouvrage montre aussi la troisième dimension de son travail de peintre. C’est la dernière partie de l’œuvre dont je choisis de ne pas parler. Ces toiles sont des peintures du soleil, quasiment provençales, qui ne me parlent pas du tout, du tout...

Merci à Oxfam, la librairie de livres d'occasion qui sont vendus au profit des missions de l'association, Chaussée d'Ixelles, près de la Place Flagey, en remontant côté droit. Ce sont les bénévoles de permanence, qui m'ont fait connaître cet artiste. Ils ont été véritablement choqués que je ne le connaisse pas! Et oui, "nobody is perfect et là bien sûr, je parle de moi."
Datum toegevoegd: 12/02/2018 door: De Kunsthistoricus
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